

Les laboratoires
Pour saisir la portée des datations
obtenues par le radiocarbone, il est nécessaire de connaître
les pratiques des divers laboratoires. Les dates en archéologie
et en paléontologie au Canada proviennent de 55 laboratoires. J'ai
compilé les données historiques qui mettent en lumière
le fonctionnement de la plupart de ces laboratoires, et j'ai souligné
particulièrement le protocole de prétraitement, les effets
du fractionnement et les méthodes de calcul des erreurs. Plusieurs
laboratoires, spécialement ceux qui n'ont jamais publié de
liste officielle de leurs dates, n'ont pas divulgué ce genre de
renseignements. Dans le but de donner un aperçu de l'importance
de chaque laboratoire eu égard à la banque canadienne des
datations, on fournit, après le nom du laboratoire pertinent, le
nombre de dates enregistrées jusqu'en janvier 1999.
| A | AA | AECV | ANSTO | AU | B | Beta | BGS |
| Birm | BM | Brookhaven | C | CAMS | CRNL | CWRU | DAL |
| DIC | GaK | GiF | GIN | GrN | GSC | GX | HAR |
| I | IEMAE | IGAN | IM | K | Ki | KRIL | L |
| LE | LJ | LU | Lv | M | MAG | Mo | N |
| NSRL | NUTA | OS | OxA | P | PITT | QC | QL |
| QU | RIDDL | Riga | RL | S | SBAS | SDAS | SFU |
| Shell | SI | SM | SMU | SOAN | St | T | TK |
| TO | U | Ua | UCLA | UCR | UGa | UL | UQ |
| USGS | UW | W | WAT | WK | WSU | Y | . |
Cette banque de données comprend aussi 10 datations par carbone
solide sur des échantillons de l’Alaska.
Quelques échantillons DIC ont été cités
tant avec le préfice CWRU qu’avec le code de laboratoire DIC. IEMAE
(Institut de morphologie evolutionnaire et d'écologie animale, Académie russe des sciences, Moscou, Russie). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide.
IGAN (Institut
de géographie, Académie des sciences, Moscou, Russie).
C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide.
IM (Institut
des études sur le pergélisol, branche sibérienne de l'Académie russe des sciences,
Yakutsk, Russie). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide.
K (Musée national danois, Copenhague)
: Ce laboratoire a commencé à fonctionner en utilisant
un calculateur par carbone solide, mais il s'était déjà
converti au calculateur en phase gazeuse CO2 au moment où le premier
échantillon du Canada fut analysé par ce laboratoire (Tauber,
1960). Je n'ai trouvé aucun renseignement sur les méthodes
de prétraitement des échantillons d'os analysés par
ce laboratoire. Les erreurs déclarées comprennent les déviations
standard du calcul des activités d'un échantillon d'âge
inconnu, des normes contemporaines et de la radioactivité externe.
"Parce que les erreurs possibles ne tiennent pas compte du fractionnement
isotopique, ou que les fluctuations de l'activité du C 14 dans l'atmosphère
ne sont pas comprises, les erreurs de calcul plus petites que 100 ans ont
été arrondies à ce nombre qui correspond à
un minimum" (Tauber, 1973: 86).
Ki (Institute
of Radiogeochemistry of the Environment, Ukraine Academy of Science, Kiev,
Ukraine). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide.
KRIL (Institut de
foresterie, branche sibérienne de l'Académie russe des sciences, Krasnoyarsk,
Russie). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide qui n'est plus actif.
L (Lamont Geological Observatory, université
Columbia, New York) : Ce laboratoire fonctionnant en
phase gazeuse déclare des erreurs de 1 sigma. Mo (Institut de
géochimie, Académie russe des sciences, Moscou, Russie). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide qui n'est plus actif.
N (Institut de recherche en physique et
chimie [Riken], Japon) :Ce laboratoire utilise des calculateurs
en phase gazeuse de carbone dioxyde et déclare des erreurs de 1
s (Yamasaki et al., 1972). OS (National
Ocean Sciences AMS Facility, Woods Hole Oceanographic Institution, Woods
Hole, Massachusetts).
OxA (université d'Oxford, Angleterre) : Ce labo à SMA publie automatiquement la listes de ses dates
dans le journal "Archaeometry", et toutes les dates canadiennes
figurent sur ces listes. "Les erreurs correspondent à une déviation
standard, et constituent notre estimation de l'erreur totale du système,
y compris la chimie de l'échantillon. Cette évaluation tient
compte de la précision statistique du nombre de noyaux de C 14 détectés
(habituellement l'erreur dominante eu égard aux dates est moins
que 5000 ans BP), la reproductibilité des mesures du spectromètre
de masse entre différentes cibles, et l'incertitude dans notre estimation
de la contamination externe" (Gillespie et al., 1985). Riga (All-Union
Research Institute of Submarine Geology and Geophysics, Riga, Latvia). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide qui n'est plus actif.
RL (Radiocarbon Ltd.) : Ce laboratoire de propriété privée a commencé
à fonctionner dans l'État de New York en 1969 en utilisant
deux calculateurs en phase gazeuse remplis de CO2 (Tucek, 1971). La conversion
au calculateur à scintillation liquide a débuté en
1972, et plusieurs échantillons ont fait l'objet de calculs avec
du CO2 et du benzène pendant la période de transition (Tucek,
1971). Le laboratoire fut déménagé à Lampasas,
Texas, en 1974 où je présume qu'il continue à fonctionner
en calculant par scintillation liquide , mais aucune autre liste de dates
ne fut publiée pour le confirmer. Le labo n'est plus en activité,
et des méthodes de prétraitement n'ont pas été
décrites en dépit de l'affirmation qu'elles se conforment
aux "techniques standard" (Tucek, 1971: 74). Les erreurs ne tiennent
compte que des calculs statistiques, et elles se situent dans l'intervalle
de 1 sigma. SBAS (voir SOAN). Cette abbréviation n'est qu'une traduction des termes compris dans l'abbréviation
SOAN.
SDAS (voir SOAN). Cette abbréviation n'est qu'une traduction des termes compris dans l'abbréviation
SOAN.
SFU (université Simon Fraser,
Burnaby, C.-B.) : Ce laboratoire à datation
par scintillation liquide n'est plus en service, mais il a produit environ
350 dates, dont la plupart font partie de cette banque de données.
Les os étaient prétraités conformément à
la méthode de Longin (1971) ou une modification de cette dernière
(Nelson and Hobson, 1982). Même si aucun spectromètre de masse
n'était localement disponible, le rapport C 13 était obtenu
en ayant recours à d'autres laboratoires, spécialement pour
les échantillons d'os et pour les normes, dont les résultats
servaient à calculer la normalisation des âges. Les erreurs
de 1 sigma reflètent les calculs statistiques de l'échantillon
d'âge inconnu, des normes et de la radioactivité externe,
ainsi qu'une estimation de l'incertitude eu égard à l'efficience
relative des calculs. SOAN (Institut de
géologie, branche sibérienne de l'Académie russe des sciences, Novosibirsk,
Russie). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide.
St (Stockholm, Suède) : Ce laboratoire à phase gazeuse de carbone dioxyde calcule
les erreurs d'un-sigma en tenant compte des incertitudes des activités
de l'échantillon, des normes et de la radioactivité externe,
ainsi que l'erreur de la demi-vie du radiocarbone (Ostlund and Engstrand,
1960: 186). La plupart des dates plus jeunes que 5000 ans subissent une
correction en raison du fractionnement isotopique en mesurant le del C
13 du gaz, et les dates démunies de la mesure du del C 13 sont augmentées
d'un intervalle d'erreur (Ostlund and Engstrand, 1963: 204). Les os sont
prétraités par la méthode modifiée de Berger
et al. (1964) et Sellstadt et al. (1966: Engstrand, 1967).
A (université
de l'Arizona, Tucson) : Ces douze dates ont été
calculées en phase gazeuse, antérieurement à l'installation
d'un équipement à scintillation liquide (voir Long and Muller,
1981). L'erreur de un-sigma ne reflète que les calculs statistiques.
AA (accélérateur de l'université
de l'Arizona, Tucson) : Ce laboratoire à SMA
a daté une variété d'échantillons canadiens.
Je présume que les âges normalisés se trouvent dans
un intervalle de 1 sigma.
AECV (Alberta Environmental Centre
à Vegreville, Alberta) : Ce laboratoire à
datation par scintillation liquide cessa ses activités en 1995 lorsque
l'organisation mère devint le Alberta Research Council. Dès
ses débuts en 1986, ce labo mesurait automatiquement le del C-13
en utilisant un spectromètre de masse situé au Department
of Chemistry, université de l'Alberta (L.D. Arnold, p.c. 1998).
La plupart des dates du AECV ont été compilées par
Beaudoin (1987, 1988, 1991) dont le compte rendu mentionne les mesures
du del C-13 pour tous les échantillons dont le numéro de
laboratoire dépasse AECV-400. Seuls les âges normalisés
sont présentés par Beaudoin. L'AECV a produit 48 dates reliées
à des sites archéologiques canadiens dont les numéros
de laboratoire se trouvent entre AECV-536 et AECV-2020. Je présume
que tous les âges ont été normalisés en fonction
du rapport mesuré du del C-13, que l'archéologue lui-même
le mentionne ou non. Les erreurs se trouvent dans l'intervalle de 1 sigma.
ANSTO (Australian Nuclear Science
and Technology) : Une date par SMA de graphite provenant
d'un panneau d'art rupestre au Québec a été obtenue
de ce laboratoire. Je présume que l'intervalle des erreurs correspond
à 1 sigma.
AU (Université de l’Alaska, USA) : Ce laboratoire
qui opère par scintillation liquide, a commencé à
fonctionner à Fairbanks en 1969. Les écarts de un sigma
correspondent à des variations que comportent l’échantillon,
le contexte et les normes contemporaines; aucune correction n’a tenu compte
du fractionnement isotopique (Reeburgh and Young, 1976 : 1).
B (Université de Berne, Suisse) : Ce laboratoire
qui opère en phase gazeuse a originellement converti des échantillons
en acétylène (Gfeller et al., 1961 : 15) et a ensuite changé
en faveur du méthane pour remplir ses compteurs (Oeschger and Riesen,
1965 : 1). Les écarts types de un sigma ont tenu compte de
l’activité de l’échantillon et des calculs statistiques,
du contexte et des critères modernes.
Beta (Beta Analytic, Inc., USA) : Ce laboratoire, grâce à son équipement de
Miami, en Floride, calcule par scintillation liquide, mais offre des calculs
directs en confiant les échantillons à plusieurs laboratoires
qui jouissent d'un spectomètre de masse utilisant un accélérateur
(SMA). On peut obtenir une mesure du del C-13 moyennant des frais supplémentaires
modestes, et la pratique courante est de donner l'âge sans corrections,
le del C-13, et l'âge normalisé (l'âge conventionnel)
ainsi que les résultats d'une calibration. À partir de Beta
70221 en février 1994, Beta fournit la calibration de chaque date
obtenue, et le del C-13 fait l'objet d'une estimation s'il n'a pas été
mesuré (R.E. Hatfield, p.c. 1999). Il semble que toutes les dates
par SMA fournies par Beta ont une correction eu égard au fractionnement
isotopique, mais on affirme parfois qu'une telle correction a été
faite sans toutefois mentionner le del C-13. Les laboratoires à
SMA diffèrent dans leurs méthodes de mesurer le del C-13.
Par exemple, une déclaration de Beta Analytic adressée à
E.L. Syms affirme que les "rapports C13/C12 pour les échantillons
mesurés par SMA à Diel, Groningen et ETH sont mesurés
dans l'accélérateur même. Le rapport mentionné
représente le rapport isotopique naturel et la mesure des effets
possibles. Même si l'ajustement approprié a été
mis en pratique pour obtenir l'âge conventionnel du C 14, le rapport
ne devrait pas être interprété comme la rapport isotopique
de l'original" (E.L. Syms, p.c. 1998). Oxford mesure le del C-13 dans
l'intervalle ± 0.5-1.0%, sauf dans quelques cas où le del
C-13 n'est qu'une estimation (Hedges et al., 1995:417). Le labo CAMS obtient
les mesures du del C-13 d'un spectromètre de masse indépendamment
de son système d'accélérateur (R. McNeely, p.c. 1998).
Je présume que toutes les dates par SMA de Beta sont des âges
normalisés. Pour les dates par scintillation liquide, j'ai sollicité
les formulaires originaux des clients mais je ne les ai pas encore reçus.
C'est possible que dans quelques cas j'aie apporté des corrections
à des âges qui avaient déjà été
normalisés. Si c'est le cas, les âges normalisés de
Beta qui apparaissent dans cette banque de données ne sont pas pertinentes.
Les erreurs se situent dans l'intervalle de 1 sigma.
BGS (Brock Geological Sciences, université
Brock, St. Catherines, Ontario) : 89 dates: Ce laboratoire
à datation par scintillation liquide donnent des erreurs de 1 sigma.
Birm (université de Birmingham,
Birmingham, Angleterre) : Ce laboratoire utilise des
calculateurs en phase gazeuse, et la mesure du del C-13 provient du méthane
des échantillons. Les âges tiennent automatiquement compte
du fractionnement (Williams and Johnson, 1976: 249). Comme quatre des cinq
échantillons canadiens consistent en des os de mammifères
terrestres, il est opportun d'indiquer que le laboratoire avait adopté
la méthode Longin d'extraction du collagène lors de ces analyses.
Les erreurs de 1 sigma rendent compte de l'analyse statistique de l'activité
de l'échantillon, de la radioactivité externe et des normes.
BM (British Museum, Londres) : Les sept dates concernant le nord du Canada ont été
mesurées par des calculateurs à scintillation liquide et
ont été normalisée en fonction du del C 13. Ces dates
ont été analysées durant une période de fonctionnement
du labo qui produisait des résultats erronés, dates qui ont
été évaluées de nouveau (Bowman et al.,
1990). Il est clair que le collagène a été extrait
des os (Burleigh et al., 1976, 1982), mais la méthode d'extraction
n'est pas décrite. La liste des dates les plus récentes du
BM affirme que le "terme "collagène" est utilisé
pour désigner la fraction de l'acide organique insoluble" (Ambers
et al., 1991: 51). Les erreurs de 1 sigma ne tiennent compte que
des calculs statistiques.
Brookhaven(Brookhaven National
Laboratory, Upton, New York) : Ce laboratoire n'effectue
pas des analyses par radiocarbone de façon permanente, mais il comble
un besoin particulier en fournissant des calculateurs en phase gazeuse
pour des échantillons aussi petits que 10 mg de carbone (Harbottle
et al., 1993: 174). Cette technologie a été utilisée
pour dater la loupe de fer de l'île Kodlunarn au moment où
la datation par SMA n'était qu'à ces débuts. Les erreurs
se situent dans l'intervalle de 1 sigma.
C (université de Chicago, Chicago,
Illinois) : Ce laboratoire a analysé le premier
échantillon canadien par radiocarbone. C'est une date de carbone
solide provenant du site Burley en Ontario.
CAMS (Center for Accelerator Mass Spectrometry,
Lawrence Livermore Laboratories, Californie) : En plus
des 39 dates reçues de Beta Analysis, ce laboratoire a fourni 76
dates par SMA à l'archéologie et à la paléobiologie
du Canada. Le rapport del C 13 a été donné pour plusieurs
d'entre elles, et je présume que toutes ont été normalisées
et que les erreurs se situent dans l'intervalle de 1 sigma.
CRNL (Chalk River Nuclear Laboratories,
Chalk River, Ontario) : Cet accélérateur
était sous la juridiction de la Commission de l'énergie atomique
du Canada (Andrews et al., 1980: Brown et al. 1983). Il était
conçu pour étudier une variété d'isotopes,
et son intérêt envers la datation par radiocarbone s'adressait
principalement à la datation des eaux de surface dans le cadre d'une
recherche de sites d'entreposage des déchets nucléaires.
Ses première analyses expérimentales utilisèrent une
variété d'échantillons fournis par les archéologues,
dont 13 dates provenant du nord du Canada. Dans quelques cas les mesures
du del C 13 ont été effectuées séparément
par un spectromètre de masse, mais dans la plupart des cas l'âge
a été normalisé en utilisant une estimation du del
C 13. Les erreurs se situent dans l'intervalle de 1 sigma. J'ai inventé
le code du labo "CNRL" et j'ai utilisé les nombres que
le Musée national de l'Homme avait assignés aux échantillons
en les confiant au laboratoire.
CWRU (université Case Western
Reserve, Cleveland, Ohio) : Ce laboratoire a produit environ 100 datations en utilisant le préfixe
CWRU avant de devenir le laboratoire de Dicar Corporation en utilisant
le préfixe DIC. En dépit d’une entente informelle qui
garantissait que les numéros de laboratoire CWRU ne seraient pas
changés (D . Stothers, p.c. 2000), la première liste des
datations de DIC (Sumodi, 1974) a totalement omis l’étiquette CWRU.
Quelques unes des datations comportaient les deux numéros de laboratoire
dans diverses publications, mais, dans notre banque de données,
on les identifie comme des échantillons DIC.
DAL (université de Dalhousie,
Halifax, Nouvelle-Écosse) : Ce laboratoire à
phase gazeuse a commencé à fonctionner en utilisant l'équipement
de l'ancien laboratoire de l'université d'Ohio Wesleyan (Ogden and
Hart, 1976). Les calculateurs furent remplis de méthane, et les
erreurs de 1 sigma tenaient compte des incertitudes des activités
de l'échantillon et de la radioactivité externe (Ogden and
Hart, 1977).
DIC (Radioisotopes Laboratory, Dicar
Corporation, Cleveland, Ohio) : Ce laboratoire à
datation par scintillation liquide situe ses erreurs dans l'intervalle
de 1 sigma. Les os sont décomposés dans un bain acide (1.0n)
refrigéré (10°C) pour rehausser le recouvrement du collagène,
et les résidus, après filtration et rinçage, sont
traités au 1.ON NaOH froid durant deux heures antérieurement
à la combustion (Sumodi, 1974).
GaK (Gakushuin University, Tokyo, Japon) : Plusieurs des dates fournies par ce laboratoire ont été
publiées dans des listes de dates (Kigoshi et al., 1969,
1973). On sait que ces échantillons ont été datés
par des calculateurs en phase gazeuse remplis d'acétylène.
Quelques-uns des échantillons ont été analysés
plus récemment mais on ignore si des changements ont été
apportés à l'équipement ou aux méthodes. La
méthode de prétraitement des os est décrite par Kigoshi
and Kobayashi (1966: 54): "Les échantillons d'os étaient
datés en utilisant le matériel organique obtenu selon la
méthode décrite ci-après. Après rinçage
dans de l'eau distillée, les os moulus étaient bouillis dans
une solution de 10% H2SO4 pendant 10 à 40 heures. L'extraction,
une solution claire, était évaporée jusqu'au séchage
presque complet, et ensuite on ajoutait un concentré de H2SO4, on
maintenait le chauffage jusqu'à ce que la plupart des composées
organiques deviennent une matière carbonisée ou polymérisée
insoluble. Le résidu noir était rincé dans l'eau et
traité comme un échantillon habituel de charbon de bois en
vue de la datation." Cette méthode représente une chimie
plutôt brutale et demande des échantillons de grande taille
pour assurer un résultat adéquat. D'après mon expérience,
la méthode a produit des résultats fiables, même si
des techniques plus douces correspondant à de plus petits échantillons
sont recommandées. Les erreurs de 1 sigma ne reflètent que
les calculs statistiques.
Gif (Centre National de la Recherche
Scientifique, Gif-sur-Yvette [Essonne], France) : Ce
laboratoire à calculateurs en phase gazeuse déclare des erreurs
d'un sigma. Le préfixe "Gif" a été adopté
lorsque le laboratoire, antérieurement étiqueté "Gsy",
s'est fusionné avec le laboratoire Saclay (Delibrias et al., 1966).
GIN (Institut de
géologie, Académie russe des sciences, Moscow, Russie). C'est un laboratoire à
datation par scintillation liquide.
GrN (université de Groningen,
Hollande) : Ce laboratoire a commencé à
fonctionner en utilisant un calculateur par carbone solide, mais son opérateur,
Hessel de Vries, installa l'un des premiers calculateurs par carbone dioxyde
(voir Willis, 1998, pour un compte-rendu amusant). Le seul échantillon
de cette banque a été analysé par calculateur en phase
gazeuse et on a calculé une erreur de 1 sigma.
GSC (Commission géologique du
Canada) : Ce laboratoire emploie des calculateurs à gaz
de différentes tailles et pressions qui utilisent le CO2. Il a publié presque
toutes ses dates dans des Listes de Dates qui permettent aux chercheurs
de se mettre au courant de plusieurs détails concernant le prétraitement
des échantillons, les exigences de la dilution et le temps de calcul.
Son dossier est également exceptionnel quant à l'attention
accordée à l'identification du matériau des échantillon,
que ce soit du charbon de bois, du bois, des os ou des coquilles. Dès
le début de l'existence du laboratoire, on a reconnu que le prétraitement
des échantillons d'os soulevaient des problèmes, et des expériences
ont été effectuées pour tester divers prétraitements
(Lowdon et al., 1969: 23); Lowdon and Blake, 1970: 48-49). Les procédures
habituellement suivies sont semblables à celles décrites
par Berger et al. (1964), extrayant le collagène sous une forme insoluble.
Cependant, le labo de la CGC a récemment envoyé la plupart
de ses échantillons d'os au Saskatchewan Research Council où
on effectue l'extraction du collagène soluble. À la fin des
années 1960, la CGC a commencé à fournir automatiquement
le del C 13 et des âges normalisés pour la plupart des échantillons.
Les âges des matériaux organiques sont normalisés à -25 parties
par mille, mais les coquillages marins ont été corrigés à 0
partie
par mille de façon non conventionnelle. Depuis 1992 le labo de la CGC a publié toutes ses
datations normalisées à -25 parties par mille mais continue de fournir
l'âge corrigée des coquillages marins. La pratique de la CGC n'est
pas conventionnelle en déclarant des erreurs de ± 2 sigma.
Les erreurs d'âges tiennent compte des erreurs de calcul des activités
de l'échantillon, de la contamination externe et des normes, et
l'erreur de la demi-vie du C 14. Dans les Listes de Dates publiées
avant 1974, les erreurs de la CGC comprenaient aussi un intervalle pour
tenir compte des variations de la concentration de C 14 dans l'atmosphère,
et l'erreur assignée à un âge était toujours
un minimum de ± 100 ans (Lowdon et al. 1972; Lowdon and Blake, 1973).
Au début des années 1970, cet intervalle a été
éliminé
dans le calcul des erreurs, et des erreurs de 2 sigma de moins de ± 100 ans étaient
régulièrement publiées. En comparant
les dates de la CGC avec celles des autres laboratoires, on doit toujours
tenir compte de cette différence quant à l'intervalle d'erreur.
GX (Geochron Laboratories, Inc., Cambridge,
Massachusetts) : Ce laboratoire a commencé
à fonctionner en Avril 1963 en utilisant un calculateur en phase
gazeuse de méthane. Les échantillons d'os et de coquillages
ont été "traités dans un appareil spécial
qui séparait et recouvrait les fractions de carbonate et le collagène
(ou conchiolin) d'une manière qui s'apparentait à celle de
Berger, Horney and Libby (1964)" (Krueger and Weeks, 1965: 47). Approximativement
500 dates avaient été mesurées au moment où
la dernière liste de dates fut publiée (Krueger and Weeks,
1966), et toutes les dates canadiennes ont été traitées
dans les années suivantes. Ce laboratoire a continué à
jouer un rôle important en produisant des paires de dates à
partir du collagène (ou gélatine) versus l'apatite des échantillons
d'os, même si l'expérience révéla rapidement
qu'une "date de collagène est de loin supérieure en
cas de discordance" (Krueger and Weeks, 1966: 146). On présume
que les erreurs se situent dans l'intervalle de 1 sigma, même si
aucune des listes de dates ne l'affirme explicitement.
HAR (Atomic Energy Research Establishment,
Harwell, Berkshire, Angleterre) : Ce laboratoire de
datation par scintillation liquide déclare des erreurs de 1 sigma
"en tenant compte des erreurs quantifiables faisant partie de la méthode
de mesure, par exemple l'attribution des incertitudes reliées à
la radioactivité externe; la calibration se fonde sur la reproductibilité
observée à long terme, non seulement sur les calculs statistiques
de l'échantillon mesuré. Les procédés conventionnels
de prétraitement ont toujours été de mise. L'analyse
des os correspond toujours à l'âge du collagène"
(Otlet and Slade, 1974: 179).
I (Isotopes - a Teledyne Company, Westwood,
New Jersey) : Des calculateurs en phase gazeuse remplis
de CO2 sont utilisés par ce laboratoire. Les échantillons
d'os sont traités selon une méthode semblable à celle
de Berger et al. (1964), extrayant le collagène sous une
forme insoluble (Buckley and Willis, 1970, 87). Les listes de dates subséquentes
dont la dernière était I-XII (Buckley and Valdes-Pages, 1981),
indique aucun changement de pratique. Cependant, quelques dates canadiennes
ont été analysées dans les dernières années
alors que des procédures différentes ont pu avoir été
utilisées. L'intervalle d'erreur d'Isotopes tient compte des calculs
statistiques des activités de l'échantillon, de la radioactivité
externe et des normes modernes, mais ne tient pas compte de la demi-vie
du C 14 ou de la variation des concentrations atmosphériques en
C 14.
LE (Institut d’archéologie, section de
Léningrad, Russie) : Je n’ai aucune information relative au protocole en
usage, mais on croit que les écarts types correspondent à
un sigma.
LJ (université de Californie,
San Diego, La Jolla, Californie) : Ce laboratoire à
datation en phase gazeuse d'acétylène a commencé à
fonctionner au Scripps Institution of Oceanography mais a été
déménagé au Mt. Soledad en 1969. Ses erreurs de 1
sigma ne tiennent compte que des calculs statistiques des activités
de la radioactivité externe, des normes et de l'échantillon
(Bien and Pandolfi, 1972; Linick, 1977).
LU (université de Léningrad
[université d'État de St. Petersburg] Russie) : Ce laboratoire calculant par scintillation liquide a produit la
date d'un os de mammouth provenant du Yukon, et je présume que l'erreur
se situe dans l'intervalle de 1 sigma.
Lv (université de Louvain, Louvain,
Belgique) : Ce laboratoire à datation en phase
gazeuse de méthane déclare des erreurs de 1 s tenant compte
des variations des activités de l'échantillon d'âge
inconnu, des normes modernes et de la radioactivité externe (Gilot,
1968).
M (université du Michigan, Ann
Arbor) : De 1950 à 1952, ce laboratoire a utilisé
un calculateur de carbone solide qui a été victime d'une
interférence de plus en plus grande de la part des retombées
découlant des tests nucléaires effectués dans l'atmosphère
(Crane, 1956). Après avoir suspendu ses opérations pour une
période, le labo a repris ses travaux en utilisant deux calculateurs
Geiger de carbone-dioxyde-carbone disulfide qui ont été utilisés
pour toutes les analyses subséquentes (voir Crane and Griffin, 1958).
Je n'ai trouvé aucun énoncé concernant les méthodes
de prétraitement des os, et il est possible que les os en entier
aient été utilisés pour les trois dates canadiennes
qui comportent des os. M-662 et M-1085 sont accompagnés "d'erreurs
au moins deux fois plus grandes que les erreurs statistiques des calculs,
afin de tenir compte des autres erreurs du processus en général"
(Crane and Griffin, 1966: 256). Toutes les autres dates du Michigan provenant
du Canada ont des erreurs qui reflètent seulement les calculs statistiques.
MAG (Institut de recherche interdisciplinaire du
nord-est, Magadan,
Russie) : Ces datations de divers sites archéologiques
dans l’est de Chukotka comportent des écarts de un sigma.
NSRL (Nuclear Structure Research Laboratory,
Institute of Arctic and Alpine Research, université du Colorado,
Boulder) : Ce laboratoire à SMA a produit les
six dates qui sont mentionnées dans cette banque de données,
et je présume qu'elles ont été normalisées
à des erreurs de 1 sigma.
NUTA (Nagoya University Tandem Accelerator
Centre, Nagoya, Japon) : Ce labo a fourni les trois
dates qui sont mentionnées dans cette banque de données,
et je présume qu'elles ont été normalisées
à des erreurs de 1 sigma.
P (université de Pennsylvanie,
Philadelphie) : Ce laboratoire a commencé ses
opérations en utilisant un calculateur par carbone solide. Un seul
échantillon provenant du nord du Canada (P-62) a été
analysé par cette méthode. Ce laboratoire a adopté
des calculateurs au CO2, et toutes les dates canadiennes, sauf deux, figurent
soit sur la liste des dates P-IV (Ralph and Ackerman, 1961) soit sur la
liste des dates P-IX (Stuckenrath et al., 1966; voir aussi Rainey
and Ralph, 1959). Les dates des os de la liste P-IV correspondent aux mesures
des produits de combustions des os entiers, et les âges normalisés
doivent être considérés des âges minima. Les
erreurs déclarées reflètent les calculs statistiques
des activités de l'échantillon, des normes et de la radioactivité
externe, mais elles ne reflètent pas l'erreur de demi-vie.
PITT (Université de Pittsburgh,
Pennsylvanie) :
Ce laboratoire était la réincarnation de « Merlins’
Lair » géré par feu Robert Stuckenrath (voir Adovasio,
1995). Je ne sais pas si les compteurs opérant en phase gazeuse
a déménagé de l’ancien laboratoire de la Smithsonian
ou si ce laboratoire a été équipé en vue d’un
calcul par scintillation liquide. Je présume que les écarts
mentionnés correspondent à un sigma.
QC (Queens College, université
de la City de New York, Flushing, New York) : Ce laboratoire
utilise des calculateurs à scintillation liquide, mais un calculateur
fonctionnant en phase gazeuse a été ajouté en 1981
pour se charger de l'analyse des petits échantillons (Pardi et
al., 1984). Les erreurs de 1 sigma reflètent les déviations
standard des activités de l'échantillon, des normes et de
la radioactivité externe.
QL (Quaternary Isotope Laboratory, universit.
deWashington, Seattle, Washington) : Ce laboratoire
en phase gazeuse a produit deux dates qui font partie de cette banque de
données et a déclaré des erreurs de 1 sigma.
QU (Centre de recherches minérales,
Ministère des richesses naturelles, Gouvernement du Québec) : Ce laboratoire a commencé à fonctionner en 1972
en utilisant un calculateur à scintillation liquide (Samson et
al., 1977), mais n'est plus en fonction. En plus des nombreux échantillons
provenant du Québec, 18 échantillons ont été
datées pour le Northern Yukon Research Programme situé à
l'université de Toronto, dont six échantillons d'os. On sait
que le collagène était extrait des os, mais le détail
de la méthode utilisée n'est pas mentionné. Les erreurs
déclarées reflètent les calculs statistiques de 1
sigma.
RIDDL (Radioisotope Direct Detection
Laboratory) : Ce laboratoire à SMA consiste
en une ligne instrumentale opérée par l'université
Simon Fraser et reliée au Tandem Accelerator Laboratory de l'université
McMaster à Hamilton, Ontario (Nelson et al., 1986b;
Vogel et al., 1987). Au cours de ses nombreuses années de
fonctionnement, il a apporté une contribution importante à
l'archéologie et à la paléobiologie du nord du Canada,
particulièrement du Yukon. Erle Nelson et ses collègues ont
continué à raffiner les méthodes d'extraction du collagène,
en utilisant des méthodes décrites ailleurs (Brown et
al., 1988; Morlan et al., 1990; Nelson et. al., 1986a;
Vogel et al., 1991). Dans quelques cas où la correction eu
égard au fractionnement était importante, le del C 13 a été
mesuré par spectromètre de masse, mais pour la plupart des
dates le del C 13 était le résultat d'un estimation. Les
erreurs déclarées se situent dans l'intervalle de 1 sigma.
S (Saskatchewan Research Council, Saskatoon) : Responsable d'environ les trois-quarts des échantillons
de cette banque de données, ce laboratoire revêt une grande
importance. Il commença à fonctionner à l'université
de la Saskatchewan avec l'appui du Saskatchewan Research Council (SRC)
et plus tard le Conseil national de recherche du Canada. Vers 1973, le
labo fut exploité commercialement par le SRC, et peu après
les Musées nationaux du Canada se joignirent au fonctionnement pour
fournir un service de datation par radiocarbone aux archéologues
canadiens. Le laboratoire de Saskatchewan commença à fonctionner
en utilisant un calculateur par carbone solide et il produisit 13 dates
d'échantillons de carbone solide (McCullum, 1955). Au moment où
sa deuxième liste de date apparut (McCullum and Dyck, 1960), ce
calculateur avait été remplacé par un calculateur
en phase gazeuse rempli d'acétylène. Cette méthode
fut utilisée jusqu'en 1989 au moment où le labo fut démantelé
mais il recommença à fonctionner hors campus dans les nouveaux
édifices du SRC. Pendant cette nouvelle phase de sa longue histoire,
il utilisait des calculateurs à scintillation liquide. Quelques
échantillons ont été analysés à la fois
par des calculateurs en phase gazeuse et à scintillation liquide
durant la période de transition, mais les échantillons après
S-3051 ont été analysés par scintillation liquide
(J. Zimmer, p.c. 1998). En raison de l'importance de ce laboratoire et
du grand nombre d'échantillons d'os qu'il a traités, j'ai
demandé à Jurgen Wittenberg de bien vouloir résumer
ses méthodes de prétraitement des os. Il m'indiqua que quatre
méthodes avaient été utilisées (J. Wittenberg,
p.c. 1989): S-1~S-50, les os étaient préparé par hydrolyse,
une méthode difficile donnant de faibles résultats; S-51~S-50,
les os étaient calcinés; S-400~S-1129, le collagène
était extrait sous forme insoluble; et depuis S-1300, le collagène
était dissout par une méthode semblable à celle de
Longin (1971). Cette dernière méthode a été
décrite en détail (Rutherford and Wittenberg, 1979), et elle
est encore utilisée (J. Zimmer, p.c. 1998). Le labo de Saskatchewan
ne mesure pas automatiquement le del C 13, mais on peut obtenir cette mesure
sur demande. Dans le dernier cas, le labo indique l'âge mesuré
et les rapports del C 13, en laissant au client le soin de calculer l'âge
normalisé. Je présume que les erreurs de 1 sigma reflètent
les calculs statistiques, même si on ne l'a jamais explicitement
affirmé.
Shell (Shell Development Company, Houston, Texas.) :
Je n’ai aucune information sur ce laboratoire.
SI (Smithsonian Institution, Washington,
D.C.) : Ce laboratoire à datation en phase
gazeuse fut établi dans le sous-sol du "château"
de la Smithsonian en 1962 et comportait des calculateurs remplis de méthane
(Sigalove and Long, 1964). Les échantillons SI-1 jusqu'à
SI-616 étaient traités sur place avant le démantèlement
du laboratoire en 1969 pour fins de rénovations de l'édifice.
Le labo ouvrit de nouveau l'année suivante dans le Radiation Biology
Laboratory à Rockville, Maryland (Stuckenrath and Mielke, 1972).
En utilisant un équipement semblable au précédent
mais avec de meilleurs résultats, les échantillons SI-617
et les suivants ont été datés à Rockville jusqu'à
ce que le labo soit fermé en 1986 en raison de contraintes financières.
Les méthodes particulières pour le prétraitement des
os ne sont pas décrites dans les listes de dates, mais le méthode
habituelle était d'extraire le collagène à moins d'indication
contraire. Le labo a fourni 10 paires de comparaisons collagène/apatite
qui apparaissent toutes pour la première fois dans cette banque.
Les erreurs de 1 sigma reflètent les calculs statistiques mais peuvent
aussi être ajustées à la dilution de petits échantillons
(Stuckenrath and Mielke, 1973: 388).
SM (Socony Mobil Oil Company, Dallas) : Ce laboratoire à datation en phase gazeuse de méthane
a analysé un échantillon canadien. Les erreurs de 1 s reflètent
la variation des calculs des activités de la radioactivité
externe, des normes et de l'échantillon (Bray and Burke, 1960).
SMU (Université Southern Methodist,
Dallas) :
Ce laboratoire est géré par le Department of Geologial Sciences
qui fait partie de l’Institute for the Study of Earth and Man. La
plupart de ses datations sont calculées par des compteurs à
scintillation liquide, quoique de très petits échantillons
peuvent être mesurés par des compteurs au méthane acquis
de Mobil Field Research Laboratories (Haynes and Haas, 1974 : 368).
Je présume que les écarts déclarés correspondent
à un sigma.
T (Norwegian Institute of Technology,
Trondheim, Norvège) : Ce laboratoire à
phase gazeuse de carbone dioxyde déclare des erreurs de 1 sigma
seulement à partir des calculs statistiques et ne tient pas compte
de l'erreur de la demi-vie. Les plupart des échantillons sont mesurés
en fonction du fractionnement isotopique et normalisés (Nydal et
al., 1964).
TK (Université de Tokyo, Japan) : Ce laboratoire
compte l’acétylène dans un compteur proportionnel et calcule les écarts de un sigma compte
tenu de l’échantillon, des normes et des activités contextuelles
(Sato et al., 1971
: 94).
TO (IsoTrace Laboratory, université
deToronto) : D'après Manley and Jennings (1996),
les pratiques de ce laboratoire à SMA ont d'une certaine façon
dévié du format conventionnel. Avant à peu près l'échantillon
TO-1800, IsoTrace déclarait ses dates selon
l'ancien format de la CGC si le client était membre de la CGC ou encore si le client
en faisait la demande. Cependant,
en même temps, il déclarait ses dates d'après le format
conventionnel si le client n'était pas membre de la CGC. Par conséquent,
pour les dates Isotrace d'avant TO-1800, on ne peut pas savoir seulement à partir du numéro
de labo quelle procédure a été suivie et il faut
aller consulter le formulaire original du client. Depuis TO-1800, ce labo a suivi le format
conventionnel, indépendamment
de l'affiliation du client (Manley and Jennings, 1996: 161-162).
"L'ancien format de la CGC" réfère à la
pratique de corriger les dates des coquillages marins à 0 partie
par mille et les dates d'autres matériaux à -25 parties par
mille. Le "format conventionnel" normalise toutes les dates à
-25 parties par mille. IsoTrace déclare des âges normalisés
mais rarement , sinon jamais, déclare la mesure du del C 13, et
ce n'est pas clair si le del C 13 est effectivement mesuré ou estimé
par ce labo.
U (Fysiska institutionen, Uppsala universitet,
Uppsala, Suède) : Ce laboratoire à datation
en phase gazeuse utilise des calculateurs par carbone dioxyde. Il a apporté
une attention spéciale aux méthodes de prétraitement
des os, datant souvent un seul os cinq ou six fois en fonction des prétraitements
différents et fournissant un compte rendu de chacun d'eux. L'intervalle
de 1 sigma de l'erreur tient compte des calculs statistiques, de l'incertitude
des mesures du del C 13, et de plusieurs autres aspects techniques mineurs
(Olsson and El-Daoushy, 1978).
Ua (Uppsala Tandem Accelerator Laboratory,
Suède) : Ce laboratoire à datation par
SMA déclare des erreurs de 1 s, et je présume que toutes
les dates sont normalisées.
UCLA (Université de Californie, Los Angeles) :
Le gaz de carbone dioxide est calculé dans un compteur proportionnel dans ce laboratoire.
L’écart déclaré est « toujours » un écart statistique de un sigma », et le delta
C-13 se mesure dans les « cas critiques » pour ’ajuster au fractionnement (Berger and Libby, 1969 : 194).
UCR (Université de Californie, Riverside) :
L’un des compteurs proportionnels de carbone dioxyde est capable d’accommoder des échantillons
aussi petits que 250 mg de carbone. Les écarts types de un sigma reflètent
l’échantillon, la norme et les activités contextuelles (Taylor, 1982 : 54).
UGa (université de Georgie, Athens,
Georgie) : Ce laboratoire à datation par scintillation
liquide déclare des erreurs de 1 sigma qui reflètent les
calculs statistiques des activités de l'échantillon, des
normes et de la radioactivité externe (Noakes and Hertz, 1983).
UL (université Laval, Québec) : Ce laboratoire à datation par scintillation liquide déclare
des erreurs de 1 sigma, mais aucune autre information n'est disponible.
UQ (université duQuébec
à Montréal) : Ce laboratoire à
scintillation liquide déclare des erreurs de 1 sigma en tenant compte
des calculs statistiques des activités des échantillons,
des normes et de la radioactivité externe. Aucune correction n'est
apportée pour compenser le fractionnement isotopique ou les effets
réservoir (Dubois et al., 1988).
USGS (U.S. Geological Survey, Menlo Park) :
Les compteurs proportionnels
de carbone dioxyde sont situés à 9,5 m sous la
surface du sol pour minimiser les effets
contextuels. « Les résultats déclarés
suivent étroitement les directives de Stuiver and Polach
(1977), même si, pour les fins d'analyse, l'écart
type antérieurement à USGS-500 s'appuient
seulement sur des calculs statistiques et ne comprennent pas
l'incertitude du voltage, de la
pression, de la température, et du delta C-13 »
(Robinson and Trimble 1983 : 143).
UW (université de Washington,
Seattle) : Ce laboratoire à datation en phase
gazeuse de méthane déclare des erreurs de 1 sigma et n'apporte
aucune correction eu égard au fractionnement isotopique (Fairhall
et al., 1966).
W (U.S. Geological Survey, Reston, Virginia) : Ce laboratoire à datation en phase gazeuse utilise des
calculateurs d'acétylène. Il a commencé à fonctionner
à Washington, D.C, et fut déménagé à
Reston au milieu des années 1970. La signification de son intervalle
d'erreur d'un sigma a varié, reflétant quelques fois les
seuls calculs statistiques (Kelley et al. 1979: 3306), quelques
fois tenant compte du fractionnement à la fois dans le laboratoire
et dans la nature (Kelley et al., 1978: 283), et parfois excluant
le fractionnement naturel (Spiker et al., 1977). Il semble que les
intervalles d'erreurs des dates provenant du nord du Canada soient plus
grands que les erreurs des calculs statistiques.
WAT (université de Waterloo,
Waterloo, Ontario) :Ce laboratoire à datation
par scintillation liquide "fut construit principalement pour dater
les eaux de surface et on y a ajouté une ligne à combustion
pour les échantillons d'origine organique en 1975" (Berry and
Drimmie, 1982: 68). Ce dernier a produit plusieurs douzaines de dates provenant
de sites canadiens. Les analyses des échantillons au-delà
de WAT-318 ont mesuré automatiquement le del C 13, et les dates
ont été normalisées à -25 parties par mille.
Ce laboratoire ne suit pas les conventions en déclarant des erreurs
de 2 sigma qui reflètent seulement les calculs statistiques.
WK (Université de Waikato,
Nouvelle-Zélande) : Ce laboratoire à scintillation
liquide déclare des écarts de un sigma. Son
site web est situé à www.radiocarbondating.com.
WSU (université d'État
de University, Pullman) : Ce laboratoire à datation
en phase gazeuse utilise des calculateurs à méthane. Il déclare
ses dates avec des erreurs de 1 sigma qui reflètent seulement les
calculs statistiques (Chatters, 1968; Sheppard and Chatters, 1976).
Y (université Yale, New Haven) : Ce laboratoire à datation en phase gazeuse a déclaré
un intervalle d'erreurs de 1 sigma "en tenant compte des déviations
standard, du calcul des activités des échantillons et des
normes (Stuiver, 1969: 545).
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